Questions fréquentes
L’investissement durable est une approche financière qui vise à concilier performance économique et impact positif sur l’environnement et la société. Sa responsabilité sociale.
Bien qu’il n’existe pas de définition légale, on peut le caractériser comme une méthode d’investissement qui :
- Prend en compte les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance)
- Cherche à générer des rendements financiers tout en contribuant à un avenir plus durable
Cette absence de cadre légal strict explique effectivement la diversité des interprétations et des pratiques sur le marché, d’où l’importance de bien se renseigner et de choisir des partenaires fiables.
Selon moi, on peut y trouver 2 grandes catégories :
- Les placements traditionnels qu’on peut verdir en trouvant les bons partenaires : Immobilier et marchés financiers à travers des assurances-vie, compte-titres, ect…
- Des placements directs à impact proposant une solution à un problème : foncière solidaire et agricole, énergies vertes, groupement forestier, ect…
La durabilité des pratiques bancaires est un sujet complexe et le développement durable en entreprise n’est pas encore une priorité. Voici ce qu’il faut savoir :
- Réalité des banques traditionnelles :
- Malgré leurs communications, la plupart des banques conventionnelles ont des pratiques limitées en matière de durabilité
- Leurs investissements continuent souvent de financer des industries polluantes (pétrole, gaz, extraction minière)
- Banques plus engagées :
- Certaines institutions se distinguent par leur engagement :
- La Banque Postale
- Le Crédit Coopératif
- Ces établissements ont généralement des politiques plus strictes en matière d’investissements responsables
- Certaines institutions se distinguent par leur engagement :
- Comment évaluer votre banque :
- Utilisez des outils comme le simulateur d’OXFAM
- Il permet d’estimer l’empreinte carbone générée par votre épargne
- Vous pouvez y renseigner le montant de vos livrets et comptes
- Consultez des rapports comme « La colossale empreinte carbone des banques » d’OXFAM
- Utilisez des outils comme le simulateur d’OXFAM
- Ce qu’il faut comprendre :
- Les fonds déposés sur vos comptes ne restent pas inactifs
- Les banques les utilisent pour financer divers projets
- Cette réalité explique pourquoi le choix de sa banque est crucial pour un investissement vraiment durable
La gestion de patrimoine est exercée par de multiples acteurs tels que les banques, les assureurs, les promoteurs ou encore les cabinets ou conseillers indépendants.
Et la finance durable étant à la mode, beaucoup revendique une approche plus responsable, plus verte.
Voici une astuce pour vérifier l’engagement de votre conseiller :
Critère 1 : Vérifiez le niveau d’engagement de votre conseiller
Partons d’une définition : Un conseiller responsable agit dans l’intérêt du client avec transparence et impartialité.
La finance a un rôle important à jouer dans le monde de demain, le conseiller qui en a conscience, voudra avoir un impact positif sur l’environnement et dans le respect du vivant.
Le niveau d’engagement est donc un point assez fiable.
Vérifiez par exemple s’il fait partie de collectifs ou associations dans ces domaines. Demandez lui quels sont ses investissements, les solutions qu’ils proposent.
Débattez avec lui de divers sujets écologiques, ressources, ect…
Et dans sa vie personnelle, comment cela se définit-il ? Est-il engagé ? Quels efforts fournit-il ?
Critère n°2 : Indépendance du conseil
Critère le plus important : l’objectivité du conseil
Une grande différence est à opérer entre un conseiller indépendant et un salarié / mandataire d’une banque et/ou assurance. Ces derniers proposeront principalement des produits maisons, il ne peut pas y avoir de comparaison avec des produits de meilleurs qualité.
À contrario, un conseiller indépendant pourra faire des choix objectifs ayant accès à un marché beaucoup plus ouvert. Il pourra apporter un conseil plus personnalisé au profil de son client et pouvoir sélectionner les meilleurs produits répondant à sa stratégie et pourra surtout aller chercher des investissements différenciants et responsables car n’aura pas à respecter des directives.
Critère n°3 : Politique de rémunération
Un conseiller indépendant a le choix entre deux types de rémunération qui peuvent impacter son conseil.
La première est une rétro-commission à la signature d’un acte immobilier ou financier, rétro-commission versée par le promoteur ou l’assureur dans la plupart des cas.
La seconde partie des conseillers pratiquent les honoraires. Ici le conseiller se rémunèrera en fonction du temps passé sur le dossier et l’expertise demandée.
Sachez que les CGP indépendants ou libéraux (facturant des honoraires) seront, par définition, plus objectifs et neutres dans leurs conseils, car ne toucheront aucune rétro-commission de ses partenaires.
En France, une fusion de ces deux régimes se démocratise de plus en plus permettant une approche gagnant/gagnant et plus transparent.
Critère n°4 : Attention aux belles prévisions et vérifiez sa vision long terme.
Les performances passées ne présument en rien des prévisions futures.
Toujours faire attention aux conseillers vous promettant des rendements « sûrs » ou des rendements très élevés, un loup se cache surement derrière.
Personne ne peut prévoir le futur, donc aucun investissement n’est sûr à 100%.
Pouvait-on imaginer une guerre en 2022 ? Une pandémie mondiale en 2020 ?
De plus les belles prévisions auront du mal à rester les mêmes avec un dérèglement climatique et des ressources moins abondantes.
Demandez-lui ce qu’il en pense et comment a-t-il choisit ses placements.
Critère n °5 : Ses formations et respect de ses obligations prouveront sa crédibilité
Le métier de conseiller patrimonial est très encadré et contrôlé.
Mais ce métier n’a pas de définition légale, une attention particulière devra être portée à ses accréditions, car ce sont elles qui définiront si vous pouvez vous faire accompagner par cette personne.
CIF – Conseiller en Investissement Financier
Ce statut permet au conseiller d’être habilité pour fournir un service de conseil en investissement et vous oriente sur la façon de placer son argent. Ce statut est contrôlé par l’AMF, Autorité des Marchés Financier et est très important car il justifie d’un casier judiciaire vierge.
IOBSP – Intermédiaire en Opérations Bancaires et Services de Paiement
Avec ce statut, votre conseiller pourra faire l’intermédiaire sur ces opérations et vous proposer par exemple des services de courtier en prêt immobilier.
IAS – Intermédiaire en Assurances
Ici, l’expert patrimonial pourra vous proposer des contrats d’assurance ou de prévoyance.
Agent immobilier
Dernière pierre angulaire, la carte T permettant de fournir des conseils en investissement immobilier.
Outre ces habilitations, le conseiller en gestion de patrimoine a un certain nombre d’obligations à respecter, sous réserve de contrôle par l’AMF :
- Les autorités de contrôle encadrant la profession, obligent les conseillers à suivre un certain nombre d’heures de formation annuelle pour valider ces compétences et savoir-faire dans chaque domaine qu’il exerce.
- De plus, il doit adhérer à une association professionnelle encadrée par l’AMF et être inscrit au registre unique des intermédiaires en banque, assurance et finance, l’ORIAS.
- Il doit également être couvert par une assurance responsabilité civile professionnelle.
- Label ISR : Investissement Socialement Responsable.
- Label Greenfin : Pour les investissements verts.
- Label Finansol : Garantit une utilisation solidaire des fonds.
- Label France Relance : Axé sur le développement économique durable.
Les labels peuvent être utiles, mais ils ne constituent pas une garantie absolue. Voici ce qu’il faut savoir :
- Évolution des critères :
- Les labels comme l’ISR (Investissement Socialement Responsable) ont connu plusieurs révisions
- La dernière mise à jour du label ISR date de janvier 2025
- Ces modifications visent à renforcer les exigences, suite aux constats de l’Autorité des Marchés Financiers sur le laxisme de certains critères
- Rôle des labels :
- Ils appliquent un premier filtre basé sur les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance)
- Ils ne garantissent pas un alignement parfait avec vos valeurs personnelles
- Considérez les labels comme une première étape utile
Nous retrouvons donc plus d’exemples de greenwashing que d’investissement éco responsable.
Et il n’y a pas de processus fiable à 100% pour le détecter, donc voici quelques astuces que j’utilise :
- Je me méfie des fonds ayant un nom durable
- Je vérifie les reporting complet et détaillé.
- Je rencontre mes partenaires ou participe à des visios, webinaires de présentation ou évènement.
C’est à ce moment là que vous pouvez analyser l’approche de ce partenaire et vérifier si vous avez une financier qui verdit sa gamme ou une personne ayant de réelles volontés d’améliorer le monde qui nous entoure.
Un financier qui vous parle de son placement va vous parler de rendement, labels, articles et autres lois fléchant les investissements « verts ». Un partenaire ayant de réelles intentions parlera de l’impact de son placement, de quelles solutions il résous, comment, et sera fière de vous montrer des exemples réels.
Contrairement aux idées reçues, les investissements à impact ne présentent pas plus de risques que les investissements traditionnels.
- Nature des risques :
- Comme tout investissement, ils comportent des risques inhérents
- Cependant, leur approche intégrant les facteurs ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) les rendent souvent plus résilients
- Avantages à long terme :
- Ils prennent en compte les réalités environnementales et sociales
- Cette vision globale les rend généralement plus performants sur le long terme
- Leur résilience face aux crises est souvent supérieure
- Exemple concret :
- Fin 2024, un fournisseur clé de Porsche a subi des inondations majeures
- Les actionnaires ont critiqué Porsche pour ne pas avoir anticipé ces risques climatiques
- Cet exemple illustre l’importance de l’intégration des risques physiques dans l’analyse d’investissement.
La performance des investissements durables est un sujet important.
Voici une analyse complète :
- Comparaison de rentabilité :
- Historiquement, les investissements durables offrent des rendements comparables aux investissements traditionnels
- Vous trouverez des données détaillées dans mon post LinkedIn qui compare les performances avec des exemples concrets
- Contexte actuel :
- Depuis quelques années, nous observons une légère baisse de performance relative
- Cette tendance s’explique principalement par :
- La guerre en Ukraine et ses impacts économiques
- L’exclusion des secteurs de l’armement et de la défense (qui ont bien performé récemment) des portefeuilles durables
- Perspective à long terme :
- Malgré ces fluctuations récentes, les investissements durables conservent leur attractivité
- Leur approche intégrant les critères ESG les positionne favorablement pour l’avenir
- La demande croissante pour des solutions durables soutient leur potentiel de croissance
- Ces investissements prennent aussi en compte les 9 limites planétaires.
Les investissements durables permettent de financer une incroyable diversité de projets écologiques ! Depuis plus de 4 ans, nous voyons émerger des alternatives toujours plus innovantes et responsables.
On peut soutenir des agriculteurs bio qui repensent notre alimentation, participer à la rénovation énergétique de notre parc immobilier, ou encore investir dans des solutions de tourisme plus respectueuses de l’environnement. Les énergies renouvelables offrent aussi de belles opportunités, tout comme les alternatives dans l’alimentation ou la mode éthique.
L’essentiel, c’est que chaque euro investi peut contribuer à construire un monde plus durable. Que ce soit dans l’agriculture, l’immobilier, l’énergie ou d’autres secteurs, les possibilités sont vastes et passionnantes !
Les solutions sont nombreuses via l’investissement participatif, les banques éthiques, l’investissement forestier, les foncières solidaires, les fonds à impact…
